* Nous sommes le 12 octobre 2009, j'ai l'impression que cela devient une habitude pour moi que de ne pas tenir mes promesses. Mentir est devenu si banal dans la vie de tous les jours, on sourit comme des cons puis on tente de faire croire que l'on va bien; enfin cela ce n'est pas très compliqué, vous vous efforcez de sourire juste un peu, même une sourire moqueur en coin et personne ne se pose de questions. J'ai le sentiment d'être acteur d'un film en tant que figurant, vous savez ces gens que l'on voit pendant quelques secondes, qui passent au coin d'une rue... Un figurant oui, juste là pour remplir l'espace, histoire de faire plus crédible. Tous les matins vous croyez ne serait-ce qu'un peu à un changement, voire une amélioration, vous osez penser à LA bonne nouvelle... Les jours passent et se ressemblent, toujours aussi maussades où l'atmosphère blasante vous emporte vers je-ne-sais-où, où vous vous écraserez in extremis, vous foncerez dans l'inévitable mur des remords, une d'une certaine rancoeur, de solitude profonde. Vous deviendrez insensible, vous n'aurez plus peur de rien et vous resterez là dans le néant à attendre ce signe qui n'arrivera peut-être jamais. Il n'y aura plus que vous, face à vous-même à vous morfondre, le coeur en décomposition... N'avoir jamais existé aux yeux de personne. Laisse moi juste le temps de vivre.
> Nous sommes le dimanche 8 novembre, et le ciel est gris. Je me suis toujours demandé à quoi servait de regarder la météo l'automne, encore pire; un dimanche de novembre.